16 Sep

La valeur des propriétés grimpe de 13,7 % à Montréal

Nouvelles hypothécaires

Publié par: Frederic Pichette

Elsa Iskander – Agence QMI | Publié le – Mis à jour 

Pour quelqu’un qui souhaite vendre sa maison ou son condo, la hausse de la valeur des propriétés, qui est en moyenne de 13,7 % pour l’agglomération montréalaise selon le plus récent rôle d’évaluation foncière, est une bonne nouvelle. Autrement, il faudra se préparer à sortir son chéquier.

«Si je veux vendre mon immeuble, je suis content [d’être dans un secteur où la valeur des propriétés augmente]», a expliqué Hans Brouillette, directeur de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec. Mais, «tant que vous ne vendez pas votre immeuble, ça a un impact sur votre compte de taxes», a-t-il poursuivi.

La hausse de valeur de 13,7 % détaillée dans le rôle foncier 2020-2022 déposé mercredi est nettement plus élevée que l’augmentation de 5,9 % observée dans le rôle foncier précédent. Il s’agit d’un retour vers une tendance observée depuis le début des années 2000, alors qu’on recensait des augmentations de plus de 20 %.

Sur l’île de Montréal, la valeur des maisons unifamiliales a, par exemple, augmenté de plus de 20 % dans les arrondissements de Verdun et du Sud-Ouest. Cela peut réduire l’accès à la propriété, ainsi qu’amincir le portefeuille de petits propriétaires et des locataires «qui vont se faire refiler des hausses de taxes», fait remarquer Pierre Pagé, porte-parole de Montréal Pour Tous.

«Si Montréal vit une si forte hausse du prix des maisons, c’est parce que l’économie va bien», a commenté Antoine Genest-Grégoire, chercheur associé à la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke. Cela dit, c’est problématique pour ceux «qui ne profitent pas nécessairement de la prospérité».

Compte de taxes

Dès 2020, les propriétés résidentielles, qui constituent 90 % du parc immobilier, verront leur valeur croître de 15 % en moyenne. La taxe étant calculée sur la valeur totale de la maison, l’augmentation de cette valeur se répercutera sur le compte de taxes.

Cela dit, la hausse du fardeau fiscal n’équivaut pas nécessairement à celle de la valeur des propriétés. En d’autres mots, si la valeur d’une maison augmente de 15 %, cela ne veut pas dire que les taxes foncières vont aussi augmenter de 15 %.

Taxes limitées à 2%

L’administration Plante a indiqué vouloir limiter la hausse des taxes foncières à l’inflation, soit autour de 2 % pour le résidentiel et de 1,5 % pour le non résidentiel, lors du dépôt de son prochain budget en novembre.

«Il est ici question de ce que la Ville centre contrôle et que cela ne peut tenir compte des variations dans les arrondissements et les villes liées», a toutefois précisé Benoit Dorais, président du comité exécutif de la Ville de Montréal.

«Bien qu’on dépose aujourd’hui officiellement les nouveaux rôles d’évaluation, ce n’est pas encore possible de déterminer le montant des taxes que les contribuables auront à payer.»

Les valeurs moyennes d’un condominium et d’une résidence unifamiliale dans l’agglomération de Montréal s’élèvent, respectivement, à 365 000 $ et 600 900 $.

 

28 Avr

Sommet en dix ans pour les mises en chantier résidentielles

Nouvelles hypothécaires

Publié par: Frederic Pichette

Emmanuel Martinez | Agence QMI – Agence QMI| Publié le – Mis à jour 

Le nombre de mises en chantier résidentielles a atteint son niveau le plus élevé en dix ans dans la région de Montréal pour un premier trimestre, selon les données de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), publiées lundi.

La construction d’un peu plus de 5000 habitations a été entamée dans la région de la métropole, une hausse de 14 % par rapport au premier trimestre de 2018. Il s’agit de la meilleure marque depuis le premier trimestre de 2008.

«Ce rythme d’activité élevé s’explique par la construction importante d’appartements, plus particulièrement dans le segment locatif, puisque le segment de la copropriété affichait une baisse. Les faibles taux d’inoccupation, le vieillissement de la population et la proportion accrue de jeunes ménages qui optent maintenant pour le marché locatif continuent de stimuler les mises en chantier d’unités locatives», a affirmé la SCHL par communiqué.

L’organisme fédéral a aussi noté que les mises en chantier ont bondi à Gatineau au premier trimestre avec une hausse vertigineuse de 105 % par rapport à la même époque l’an dernier. Encore là, c’est le marché locatif qui stimule la construction, avec le vieillissement de la population et le faible taux d’inoccupation en toile de fond.

Augmentation des ventes et des prix

Par ailleurs, le nombre de ventes a augmenté de 1 % en mars dans la région de Montréal par rapport au même mois l’an dernier, d’après les chiffres publiés lundi par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec. Il s’agit d’une 49e hausse mensuelle consécutive. Saint-Jean-sur-Richelieu (+21 %), la Rive-Sud (+ 7 %), la couronne nord (+5 %) et Vaudreuil-Soulanges (+ 4 %) ont connu des augmentations, tandis que Montréal (- 6 %) et Laval (- 1 %) ont vu le nombre de ventes décliner par rapport à la période correspondante l’an dernier.

Au chapitre des prix médians, les unifamiliales ont gagné 5 %, les propriétés ont grimpé de 3 %, tandis que celui des plex est demeuré stable.

Le nombre de propriétés à vendre a diminué de 15 % en mars par rapport au même mois en 2018, pour s’établir à 22 430 dans la grande région montréalaise. Ceci avantage donc les vendeurs.