19 Déc

Le Grand Montréal va connaître la plus importante hausse des prix en 2020

Non classifié(e)

Publié par: Frederic Pichette

Guillaume Picard | Agence QMI | Publié le – Mis à jour 

Les prix de l’immobilier vont continuer leur mouvement haussier l’an prochain dans le Grand Montréal, qui connaîtra le taux d’appréciation le plus élevé de l’agrégat parmi les agglomérations canadiennes selon Royal LePage.

Le taux d’appréciation de l’agrégat sera de 5,5%, pour se fixer à 457 900 $, la métropole québécoise devant demeurer, en 2020, un marché résolument à l’avantage des vendeurs. Le prix de l’agrégat est déterminé par un modèle pondéré des prix médians de tous les types de propriétés.

Le prix médian d’une maison détachée à deux étages devrait croître de 6 % l’an prochain dans le Grand Montréal, pour atteindre 581 300 $, et le prix médian d’une copropriété devrait enregistrer une hausse de 5%, à 355 100 $.

Pour justifier ces hausses importantes et une croissance attendue au-dessus des 4 % pour une quatrième année consécutive, Royal LePage a évoqué jeudi l’immigration et les milléniaux, mais aussi, et surtout, une économie saine, un marché de l’emploi vigoureux, des taux d’intérêt faibles et stables, des biens immobiliers abordables et une forte confiance des consommateurs.

«Le marché immobilier montréalais ne montre aucun signe de ralentissement», a dit Dominic St-Pierre, vice-président et directeur général, Royal LePage, région du Québec, par communiqué.

«La forte demande continue de favoriser les vendeurs, réduisant l’inventaire et poussant les prix à la hausse dans toute la région, a-t-il poursuivi. Le marché de vendeurs que nous voyons depuis trois ans est devenu la norme et ne disparaîtra pas de sitôt. Les ventes et l’appréciation des prix devraient s’accélérer en 2020.»

La masse critique des milléniaux, qui sont âgés de 26 ans à 32 ans, voudra vraisemblablement acquérir une maison pour fonder une famille, «déplaçant la pression sur les prix des condos, aux maisons», note Royal LePage, qui entrevoit de bons résultats pour les courtiers et les vendeurs dans les banlieues.

«Les mesures incitatives pour accroître l’accès à la propriété sont très utiles pour les acheteurs d’une première habitation au moment de l’achat, mais elles créent aussi une demande accrue, a ajouté M. St-Pierre. Il est important que les politiques gouvernementales tiennent compte de mesures qui compenseront le déséquilibre entre l’offre et la demande afin de donner aux générations actuelles et futures une meilleure chance d’acquérir une propriété. L’objectif devrait être d’avoir une offre immobilière qui réponde aux besoins de notre population croissante.»

L’immigration va aussi continuer à «soutenir une croissance saine», selon Royal LePage, qui rappelle qu’une propriété sur cinq sera achetée par un nouvel arrivant récent, c’est-à-dire des immigrants débarqués au pays au cours des cinq dernières années.

Fini l’impact de la crise de simulation?

De plus, selon la bannière immobilière, les ménages locataires qui avaient décidé d’attendre avant d’acheter après l’imposition, en janvier 2018, de la simulation de crise sur les prêts hypothécaires «reviennent sur le marché», d’après Royal LePage.

À l’échelle canadienne, le prix de l’agrégat devrait croître de 3,2% l’an prochain pour se fixer à 669 800 $. Le peu de propriétés sur le marché dans le Grand Toronto devrait alimenter les hausses de prix, alors que dans le Grand Vancouver les prix des maisons devraient se stabiliser, selon Royal LePage.

D’un océan à l’autre, le prix médian d’un condo et d’une maison détachée à deux étages progressera respectivement de 3,6 % (506 100 $) et de 3,1 % (785 400 $).

Source

28 Mar

Développement urbain: des citoyens dénoncent la mainmise des promoteurs

Non classifié(e)

Publié par: Frederic Pichette

Publié le 21 mars 2019 à 06h25 | Mis à jour le 21 mars 2019 à 06h25

Un groupe de citoyens issus de différentes régions craint la mainmise de promoteurs immobiliers dans les municipalités à la faveur de la loi 122 qui a augmenté l’autonomie des villes et villages un peu partout au Québec il y a près de deux ans, et qui bâillonnerait la population. La ministre des Affaires municipales est invitée à intervenir.

« Il y a des abus partout. La commission Charbonneau s’est penchée sur les contrats de construction, mais la corruption municipale rime souvent avec les changements de zonage faits au nom du développement. Les promoteurs immobiliers prennent le contrôle en coulisses à plusieurs endroits », dénonce Huguette Therrien, une citoyenne préoccupée par certains dossiers menés à Saint-Jean-sur-Richelieu, dont l’un visant un boisé.

Dans une stratégie de bouche à oreille, Mme Therrien et son entourage ont tissé des liens avec d’autres citoyens installés dans une quinzaine de municipalités et tout aussi engagés qu’elle, notamment à Saint-Lambert, Mont-Saint-Hilaire, Longueuil, Rivière-du-Loup, Rimouski, Contrecoeur, Sainte-Julie, Mascouche et Sainte-Lucie-des-Laurentides. D’un commun accord, ils ont sollicité une rencontre avec la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, il y a une dizaine de jours. Selon eux, il y a urgence.

La loi 122 « permet aux élus municipaux de retirer le seul pouvoir décisionnel des citoyens, le droit aux référendums municipaux ». La loi réduit également, écrit Mme Therrien dans sa lettre à la ministre, « les contrôles gouvernementaux sans exiger en retour une plus grande imputabilité ».

Réponse du gouvernement

Au cabinet de la ministre Laforest, on explique que le gouvernement s’apprête à « répondre » à plusieurs questions soulevées par le groupe de Mme Therrien. L’attaché politique responsable de « ce dossier se fera un plaisir de rencontrer Mme Therrien pour échanger sur les différents enjeux », a-t-on précisé à La Presse.

Le groupe estime que tout doit être fait pour favoriser l’implication citoyenne et propose une modification législative à cet égard. Le but est d’éviter que « les grands promoteurs » puissent s’installer dans des milieux humides, des forêts ou sur des terres agricoles.

« Les municipalités ont le champ libre. C’est une aberration sans nom ! », lance Mme Therrien qui estime qu’il n’y a « aucun respect à l’égard des citoyens ». « On nous traite de chialeux, mais ce qu’on veut, c’est simple, c’est de la transparence », conclut-elle.

Outre les problèmes qui pointent les promoteurs immobiliers, le groupe de citoyens réclame des balises pour assurer la reddition de comptes au sein des municipalités. Il souhaite notamment que le monde municipal soit assujetti au Vérificateur général du Québec sauf pour les villes de 100 000 habitants et plus, qui ont l’obligation d’avoir un vérificateur général indépendant qui les surveille. Soulignons toutefois qu’en vertu de la loi 155, c’est la Commission municipale du Québec qui a hérité de cette responsabilité dans les autres municipalités.

Les doléances du groupe de citoyens rappellent les manquements des dernières années dans plusieurs municipalités comme Terrebonne, Laval, Saint-Constant et plus récemment Chambly, qui est sous la tutelle de la Commission municipale du Québec.