28 Mar

Développement urbain: des citoyens dénoncent la mainmise des promoteurs

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Publié par: Frederic Pichette

Publié le 21 mars 2019 à 06h25 | Mis à jour le 21 mars 2019 à 06h25

Un groupe de citoyens issus de différentes régions craint la mainmise de promoteurs immobiliers dans les municipalités à la faveur de la loi 122 qui a augmenté l’autonomie des villes et villages un peu partout au Québec il y a près de deux ans, et qui bâillonnerait la population. La ministre des Affaires municipales est invitée à intervenir.

« Il y a des abus partout. La commission Charbonneau s’est penchée sur les contrats de construction, mais la corruption municipale rime souvent avec les changements de zonage faits au nom du développement. Les promoteurs immobiliers prennent le contrôle en coulisses à plusieurs endroits », dénonce Huguette Therrien, une citoyenne préoccupée par certains dossiers menés à Saint-Jean-sur-Richelieu, dont l’un visant un boisé.

Dans une stratégie de bouche à oreille, Mme Therrien et son entourage ont tissé des liens avec d’autres citoyens installés dans une quinzaine de municipalités et tout aussi engagés qu’elle, notamment à Saint-Lambert, Mont-Saint-Hilaire, Longueuil, Rivière-du-Loup, Rimouski, Contrecoeur, Sainte-Julie, Mascouche et Sainte-Lucie-des-Laurentides. D’un commun accord, ils ont sollicité une rencontre avec la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, il y a une dizaine de jours. Selon eux, il y a urgence.

La loi 122 « permet aux élus municipaux de retirer le seul pouvoir décisionnel des citoyens, le droit aux référendums municipaux ». La loi réduit également, écrit Mme Therrien dans sa lettre à la ministre, « les contrôles gouvernementaux sans exiger en retour une plus grande imputabilité ».

Réponse du gouvernement

Au cabinet de la ministre Laforest, on explique que le gouvernement s’apprête à « répondre » à plusieurs questions soulevées par le groupe de Mme Therrien. L’attaché politique responsable de « ce dossier se fera un plaisir de rencontrer Mme Therrien pour échanger sur les différents enjeux », a-t-on précisé à La Presse.

Le groupe estime que tout doit être fait pour favoriser l’implication citoyenne et propose une modification législative à cet égard. Le but est d’éviter que « les grands promoteurs » puissent s’installer dans des milieux humides, des forêts ou sur des terres agricoles.

« Les municipalités ont le champ libre. C’est une aberration sans nom ! », lance Mme Therrien qui estime qu’il n’y a « aucun respect à l’égard des citoyens ». « On nous traite de chialeux, mais ce qu’on veut, c’est simple, c’est de la transparence », conclut-elle.

Outre les problèmes qui pointent les promoteurs immobiliers, le groupe de citoyens réclame des balises pour assurer la reddition de comptes au sein des municipalités. Il souhaite notamment que le monde municipal soit assujetti au Vérificateur général du Québec sauf pour les villes de 100 000 habitants et plus, qui ont l’obligation d’avoir un vérificateur général indépendant qui les surveille. Soulignons toutefois qu’en vertu de la loi 155, c’est la Commission municipale du Québec qui a hérité de cette responsabilité dans les autres municipalités.

Les doléances du groupe de citoyens rappellent les manquements des dernières années dans plusieurs municipalités comme Terrebonne, Laval, Saint-Constant et plus récemment Chambly, qui est sous la tutelle de la Commission municipale du Québec.

5 Mar

Immobilier: de la croissance dans les régions du Québec

Nouvelles hypothécaires

Publié par: Frederic Pichette

L’IMMOBILIER CHIFFRÉJOANIE FONTAINE

Publié le 19/02/2019 à 13:41

Source: JLR

BLOGUE INVITÉ. La bonne tenue de l’économie québécoise et la croissance de la population ont permis au marché immobilier de croître dans la majorité des régions du Québec en 2018, et ce, malgré une remontée des taux d’intérêt.

Afin d’analyser les variations de ventes et prix, JLR, société d’Equifax, a compilé des statistiques par division de recensement (DR). Au Québec, une DR représente généralement une municipalité régionale de comté (MRC) ou un territoire équivalent (TE). Seules les DR où au moins 300 transactions d’unifamiliales ont été effectuées en 2018 ont été retenues pour une analyse plus détaillée, soit 60 des 98 DR.

Selon les données colligées à partir du Registre foncier du Québec, une hausse de ventes de résidences unifamiliales a été observée dans 48 des 60 DR analysés en 2018 par rapport à 2017.

La région de Montréal fait partie des 12 DR où le nombre de ventes a reculé. Dans ce cas, il ne s’agit pas d’un ralentissement du marché, mais plutôt d’une situation où l’offre est limitée. La demande est présente, mais le nombre de propriétés disponibles est restreint et en constante diminution ce qui limite le nombre de ventes. Un phénomène similaire mais de moindre ampleur semble aussi s’observer aux limites de la Rive-Sud de Montréal, c’est-à-dire dans la Vallée-du-Richelieu (-1%) et dans le Haut-Richelieu (-3%).

Dans les 3 cas, les ventes sont plus faibles que l’année dernière, mais les prix augmentent, car la demande est forte et qu’il y a de moins en moins de résidences offertes sur le marché.

En ce qui concerne les plus fortes hausses, en première place se trouve la DR de Nicolet-Yamaska. Cette région connaît aussi la plus forte hausse de prix en 2018. Les ventes ont été très nombreuses au cours de la dernière année dans cette région par rapport à la moyenne des dernières années. Toutefois, l’augmentation est particulièrement marquée dû au fait que le nombre de ventes était particulièrement bas l’année dernière.

Top 5 des plus grandes hausses de ventes d’unifamiliales (DR avec 300 transactions et plus)

Nicolet-Yamaska ; 36%

Les Laurentides ; +15%

Rivière-du-Loup ; +14%

La Nouvelle-Beauce ; +14%

Beauharnois-Salaberry ; +13%

En ce qui concerne le prix médian, il a crû dans 48 des 60 DR analysées.

Au 4e rang des plus fortes augmentations se trouve la DR de Rouyn-Noranda, une région qui se distingue par de grandes hausses de prix depuis maintenant quelques années. Dans un précédent article de blogue, j’avais identifié la ville de Rouyn-Noranda comme étant la municipalité avec la plus forte augmentation de prix entre 2006 et 2016 avec un bond de 136% sur la période. La cadence haussière avait ralenti en 2017, mais en 2018 la région a renoué avec les fortes croissances de prix.

La région de Montréal affiche la 5e croissance la plus importante du prix médian des unifamiliales en 2018 par rapport à 2017, ce qui est peu étonnant vu la rareté des unifamiliales disponibles sur le marché. La demande est forte, mais étant donné la rareté des terrains, les nouvelles constructions d’unifamiliales sont pratiquement inexistantes ce qui met de la pression à la hausse sur les prix.

Top 5 des plus grandes hausses de prix de vente d’unifamiliales (DR avec 300 transactions et plus)

Nicolet-Yamaska ; +9%

Le Val-Saint-François ; +9%

Les Pays d’en Haut ; +8%

Rouyn-Noranda ; +8%

Montréal ; +8%

Pour connaître l’évolution du marché immobilier dans son secteur, il est primordial de regarder un secteur précis, car les statistiques concernant l’ensemble du Québec ne sont pas représentatives de la situation dans toutes les régions.

La croissance de la population, la vigueur économique ainsi que la disponibilité des terrains varient grandement d’une région à l’autre et ont des impacts majeurs sur l’état du marché immobilier. Néanmoins, il faut rester prudent quand on cible un secteur très précis, car des variations aléatoires et non représentatives du marché peuvent venir biaiser le portrait.

Pour plus d’informations sur votre division de recensement, vous pouvez lire l’étude complète de JLR. Les résultats sont présentés pour toutes les 98 divisions de recensements.

 

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