17 Jan

Immobilier: le Québec connaît un nouveau sommet historique

Nouvelles hypothécaires

Publié par: Frederic Pichette

Malgré des hausses de taux et la multiplication de nouvelles contraintes réglementaires, le marché immobilier du Québec ne dérougit pas. Tel que prévu, 2018 aura fracassé le précédent record et établi un nouveau sommet historique.

Selon la Fédération des chambres immobilières du Québec(FCIQ), un total de 86 557 ventes ont été réalisées au cours de l’année 2018. Il s’agit d’une hausse de 5 % par rapport à l’ancien record de 82 541 transactions de 2017.

Cette hausse paraît être surtout le résultat de l’effervescence du marché de la copropriété, partout au Québec. Ce dernier a cru de 13% en 2018, tandis que l’unifamiliale et les plex ont présenté des gains plus modestes de 3 % chacun.

Les régions de Montréal et de Québec ont connu des niveaux d’activité similaires, avec des hausse de respectives de 5% et 4%. Mais c’est dans les régions métropolitaines de Saguenay (+11%), de Gatineau (+7), et des Sherbrooke (+6%) que les hausses d’activité auront été les plus impressionnantes.

« Une fois de plus, l’année s’est terminée sur une excellente note, avec 18 858 transactions conclues au quatrième trimestre de 2018 sur le marché immobilier résidentiel québécois, soit 6 % de plus qu’à la même période en 2017 », souligne Yanick Desnoyers, directeur du service Analyse du marché de la FCIQ. « Il s’agissait du meilleur résultat en 18 ans pour un quatrième trimestre », ajoute-t-il.

Un inventaire en baisse et des prix encore en hausse

Notons que ce nouveau record a été établi dans un contexte de baisse relative de l’inventaire. Entre janvier à décembre 2018, on dénombrait en moyenne 64 289 inscriptions en vigueur sur le système Centris, soit le plus faible niveau depuis 2011 et une baisse de 9% par rapport à 2017.

L’inventaire a diminué dans toutes les régions du Québec, à l’exception de celles de La Tuque (+25 %), de Sainte-Adèle (+15 %) et de Sept-Iles (+5 %).

Cette baisse d’inventaire, combinée un fort niveau d’activité, explique probablement en partie la poursuite des hausses de prix observées. De fait, les unifamiliales et copropriétés ont augmenté de 3% pour atteindre respectivement des prix médians de 250 000 $ et 237 000 $.

Le prix médian des unifamiliales de l’agglomération de Rawdon a bondi de 12 %, à 169 900 $. Les agglomérations de Rouyn-Noranda et de Mont-Tremblant ont toutes deux vu le prix médian de leurs unifamiliales progresser de 11 %, à 228 288 $ et 271 250 $ respectivement.

Pour la copropriété, l’agglomération de Mont-Tremblant trône une fois de plus au sommet, avec une croissance de 12 % et un prix médian de 255 000 $. À l’inverse, la région métropolitaine qui a enregistré la plus faible augmentation du prix médian des copropriétés est celle de Québec (+1 %).

7 Jan

Le marché immobilier à Toronto ralentit

Nouvelles hypothécaires

Publié par: Frederic Pichette

Publié le 04/01/2019 à 13:57

Le nombre de maisons vendues dans la région de Toronto a diminué en 2018, de même que le nombre de nouvelles inscriptions sur le marché, alors que les acheteurs et les vendeurs s’ajustent aux taux d’intérêt plus élevés et aux règles plus strictes en matière de prêt hypothécaire.

Selon la chambre immobilière de Toronto, un total de 77 426 transactions résidentielles ont été enregistrées l’an dernier par l’entremise de son système interagences (MLS), ce qui représente une baisse de 16,1 % par rapport aux 92 263 ventes réalisées en 2017.

La chambre a souligné vendredi que le nombre total de nouvelles inscriptions avait également diminué, reculant de 12,7 % pour s’établir à 155 823 en 2018.

Entre-temps, le prix de vente moyen de tous les types de biens immobiliers dans la région du Grand Toronto a diminué de 4,3 % pour s’établir à 787 300 $.

La chambre immobilière de Toronto, qui représente plus de 52 000 agents immobiliers dans la région, a indiqué que le nombre de ventes en décembre avait diminué de 22,5 % à 3781, comparativement

à 4876 le même mois l’an dernier.

Le prix de vente moyen en décembre a augmenté de 2,1 %, passant de 734 847 $ à 750 180 $ par rapport à décembre 2017.

2 Jan

Hausse marquée des transactions immobilières en novembre au Québec

Nouvelles hypothécaires

Publié par: Frederic Pichette

Publié le 17/12/2018 à 12:13

Bulletin Les Affaires-JLR. Le nombre de transactions ont explosé en novembre au Québec, avec des hausses de 13% dans les résidences unifamiliales, et de 24% dans le secteur des copropriétés. Les prix par contre commencent à chanceler, avec une stagnation du prix médian à Trois-Rivière et un recul à Mirabel. 

Tendances provinciales — novembre 2018

Le marché résidentiel de la province demeure dynamique en novembre. Par rapport à novembre 2017, seules les ventes pour les immeubles de 2 à 5 logements ont légèrement diminué (-1 %), alors que les ventes de maisons unifamiliales et de copropriétés ont, elles, fortement augmenté par rapport l’année dernière.

Ventes d’unifamiliales au Québec

Selon les actes publiés au Registre foncier du Québec et compilés par JLR (incluant les ventes par courtier, entre particuliers et les constructions neuves), il y a eu 81 410 transactions pour des maisons unifamiliales au Québec au cours des douze derniers mois. Il s’agit d’une hausse de 3 % par rapport à l’année précédente. Pour le mois de novembre exclusivement, le nombre de ventes d’unifamiliales a crû de 13 % relativement à novembre 2017.

De décembre 2017 à novembre 2018 inclusivement, le prix de vente médian des maisons unifamiliales s’élevait à 247 500 $, un bond de 3 % par rapport à la période précédente. Enfin, en comparant seulement le mois de novembre 2018 au mois de novembre 2017, le prix médian a augmenté de 2 %.

Ventes de copropriétés au Québec

Au total, 34 457 transactions pour des copropriétés ont été compilées au cours des douze derniers mois. Il s’agit d’une hausse de 11 % par rapport à la même période l’année avant. Seulement pour le mois de novembre, la croissance s’élève à 24 % comparativement à novembre 2017.

Du côté des prix, une augmentation de 3 % au cours des 12 derniers mois par rapport à l’année précédente a été enregistrée pour atteindre 246 000 $. En comparaison au mois de novembre 2017, le prix de vente médian s’est accru de 2 %.

L’indice d’accessibilité à la propriété (AP)

L’indice AP, qui est estimé et présenté par JLR, mesure l’accessibilité à la propriété au Québec. En novembre 2018, sa valeur se trouvait à 92,8, une chute de 4,3 % par rapport à novembre 2017.

La tendance générale montre que l’accès à la propriété ne cesse de baisser depuis plusieurs mois. Les variations négatives sont expliquées par le fait que les augmentations du salaire médian ne suivent pas les croissances du prix médian des unifamiliales au Québec. De plus, la Banque du Canada a procédé à cinq hausses du taux directeur au cours de la dernière année et demie, ce qui ajoute aussi une pression positive sur les taux d’emprunt et donc sur le paiement hypothécaire.

L’indice est basé sur le ratio salaire hebdomadaire (Statistique Canada)/paiement hypothécaire « type » rapporté en un indice base 100 (janvier 2010=100).

Tendances par ville

Du côté des maisons unifamiliales, les prix médians ont augmenté dans l’ensemble des municipalités présentées dans ce rapport au cours des douze derniers mois, excepté pour Trois-Rivières où le prix continue à stagner et Mirabel où le prix médian a reculé d’environ 1 %. De décembre 2017 à novembre 2018, c’est la ville de Brossard qui a enregistré la plus forte hausse de prix médian (+11 %).

Bien qu’il soit encore trop tôt pour parler de tendance, moins d’unifamiliales ont été vendues à Brossard en novembre 2018 par rapport à novembre 2017, ce qui a pu contribuer à la chute de 3 % du nombre de maisons ayant changé de mains au cours des douze derniers mois comparativement aux douze mois précédents.

À plus long terme, une baisse de l’offre par rapport à la demande peut créer des pressions à la hausse sur les prix de vente. De plus, quoiqu’il soit toujours trop tôt pour évaluer avec justesse l’impact qu’aura l’arrivée prochaine du Réseau express métropolitain (REM) sur la valeur des résidences à Brossard, l’engouement créé par sa mise en place pourrait peut-être déjà contribuer, en très faible partie, à faire grimper le prix des maisons dans la ville (ou du moins à intensifier le déséquilibre entre l’offre et la demande pour des unifamiliales qui semble présent).

Cela dit, il faut rester prudent quant aux conclusions à tirer sur l’arrivée du REM à Brossard et son effet sur la valeur des propriétés résidentielles. En effet, ce n’est que plusieurs mois après la mise en service officielle que des analyses précises des impacts pourront être effectuées.

Du côté de la copropriété, les ventes ont largement augmenté lors des douze derniers mois dans la majorité des villes analysées, à l’exception de la ville de Laval où le nombre de transactions a diminué de 1 % entre décembre 2017 et novembre 2018 relativement à la même période l’année précédente. C’est toujours la ville de Montréal qui affiche le prix de vente médian le plus élevé sur douze mois. Celui-ci se chiffre à 315 000 $, en hausse de 3 % par rapport aux douze mois antérieurs. En revanche, c’est dans la ville de Longueuil que la croissance de prix médian la plus forte sur douze mois a été enregistrée parmi les municipalités analysées (+4 %).

Analyse économique

L’économie canadienne tourne presque à la limite de ses capacités et le taux de chômage continue d’y être très bas (5,6 % en novembre), tout comme au Québec (5,4 % en novembre). La pénurie de main-d’œuvre continue d’être problématique dans la province, notamment à cause des difficultés à faire augmenter le bassin de main-d’œuvre.

Le 5 décembre dernier, la Banque du Canada (ci-après la Banque) a annoncé qu’elle maintenait le taux d’intérêt directeur (taux cible des fonds à un jour) à 1,75 %. Cela dit, ce statu quo ne devrait être que temporaire, car, afin d’atteindre la cible d’inflation fixée, la Banque procédera dans le futur à d’autres hausses du taux directeur afin de maintenir ce dernier entre 2,4 % et 3,5 % (fourchette neutre).

Cependant, la fréquence à laquelle ces augmentations se feront dépendra, entre autres, de l’impact que les hausses de taux antérieures auront sur la consommation et le logement (impact plutôt incertain pour le moment), mais aussi de l’évolution des politiques commerciales à travers le monde. En effet, la façon dont ces politiques évolueront pourra contribuer à exacerber, ou non, des tensions commerciales déjà présentes entre certains pays et avoir des répercussions pour le Canada.

Néanmoins, les plus récentes données de Statistiques Canada ont permis de réviser à la baisse les prévisions historiques de la croissance du PIB et, avec la baisse récente des prix de l’essence, les pressions inflationnistes se font moins importantes, ce qui procure une marge de manœuvre supplémentaire à la Banque.

À propos de JLR

JLR est un chef de file dans le développement de solutions foncières sur mesure : analyse de risque, enquête et recouvrement, analyse de parts de marché, suivi du portefeuille immobilier, développement des affaires, réglementation et conformité, évaluation immobilière, analyse de propriété et du marché immobilier et bien plus encore.