27 Nov

Au Canada, la vente de maison recule

Conseils hypothécaires

Publié par: Frederic Pichette

Les ventes de maisons au Canada ont diminué pour un deuxième mois consécutif en octobre, tout comme les prix de vente et le nombre de nouvelles inscriptions, ce qui indique que le marché immobilier national reste sur un territoire plus équilibré.

 

L’Association canadienne de l’immobilier (ACI) a indiqué jeudi que les ventes nationales de maisons réalisées par l’entremise de son système MLS avaient diminué de 1,6 % le mois dernier, par rapport à septembre. Le nombre de transactions a diminué dans plus de la moitié des marchés locaux, principalement à Montréal, Edmonton et dans la région de Hamilton-Burlington, en Ontario.

 

En comparaison avec les chiffres d’octobre 2017, les ventes ont chuté de 3,7 % le mois dernier, la baisse des ventes dans la région de Vancouver et de la vallée du Fraser, en Colombie-Britannique, ayant plus que contrebalancé les gains réalisés dans la région de Toronto et à Montréal.

Le prix moyen d’une maison vendue le mois dernier a chuté de 1,5 % par rapport à 12 mois plus tôt, pour s’établir à 496 800 $. En excluant les régions du Grand Toronto et du Grand Vancouver, deux des marchés les plus dispendieux du pays, le prix moyen d’une maison vendue s’est chiffré à un peu moins de 383 000 $.

Le nombre de nouvelles inscriptions à la vente a également diminué de 1,1 % en octobre, a ajouté l’ACI, principalement à cause des baisses enregistrées dans la région du Grand Toronto, à Calgary et à Victoria.

Selon l’économiste en chef de l’ACI, Gregory Klump, des signes de « ralentissement des ventes » sont observés, en particulier dans certains centres urbains de la région du Grand Golden Horseshoe, en Ontario, qui comprend les villes de Barrie, Hamilton, Waterloo et Peterborough.

« Les ventes nationales ont perdu de leur élan en octobre », a-t-il observé dans un communiqué.

Selon la présidente du conseil d’administration, Barb Sukkau, la nouvelle simulation de crise pour les prêts hypothécaires a eu un impact sur les ventes de maisons en réduisant le montant des prêts auxquels les acheteurs peuvent maintenant prétendre.

La simulation de crise pour les prêts hypothécaires est entrée en vigueur en janvier, ce qui a entraîné une pression à la baisse sur la valeur des propriétés, qui était encore en train de s’ajuster aux autres mesures récemment introduites, comme la taxe de 15 % destinée aux acheteurs étrangers en Ontario.

Dans une note aux investisseurs, BMO Marchés des capitaux indique que les ventes se sont redressées par rapport aux creux enregistrés plus tôt cette année, mais restent loin des sommets enregistrés en 2016 et au début de 2017, avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles en matière de prêt hypothécaire et le début des hausses de taux d’intérêt de la Banque du Canada.

« À l’heure actuelle, il semble de plus en plus qu’une période de calme prolongé s’installe sur le marché de l’habitation canadien, ou une stagnation en bonne et due forme dans certains des grands centres », a écrit l’économiste principal Robert Kavcic.

Il a noté que dans l’ensemble, le marché national du logement semblait « remarquablement équilibré et stable ».

« En deçà de la surface, nous assistons à une division Est-Ouest (le premier étant plus vigoureux) et, sur certains marchés comme le sud de l’Ontario, à une force relative en dehors du noyau. Les données fondamentales restent toujours solides, mais avec le resserrement de la Banque du Canada, le marché du logement au Canada pourrait sembler assez stable pendant un certain temps encore », a écrit M. Kavcic.

8 Nov

La SCHL prédit une modération du marché immobilier dans les prochaines années

Nouvelles hypothécaires

Publié par: Frederic Pichette

L’activité du marché immobilier canadien devrait connaître une modération au cours des deux prochaines années, alors que la croissance des prix de l’immobilier commence à ralentir pour s’aligner davantage sur les données fondamentales de l’économie, a indiqué mardi la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Dans ses perspectives annuelles publiées mardi, l’agence nationale pour le logement prévoit une diminution des mises en chantier et des ventes en 2019 et 2020.

Elle prévoit que les mises en chantier de logements individuels et de logements multiples reculeront entre 193 700 et 204 500 en 2019, tandis que les ventes devraient se dénombrer entre 478 400 et 497 400. Les prix devraient quant à elles se situer entre 501 400$ et 521 600$.

«Ce que nous retenons surtout de nos perspectives cette année, c’est la modération de l’activité qui s’annonce sur les marchés de l’habitation du Canada en 2019 et 2020», a affirmé dans un communiqué l’économiste en chef de la SCHL, Bob Dugan.

«Les mises en chantier d’habitations devraient diminuer par rapport aux niveaux plus élevés que nous avons observés récemment. Selon nos prévisions pour 2019 et 2020, les ventes de logements existants resteront inférieures au sommet récent, tandis que les prix s’établiront à des niveaux plus en phase avec les facteurs économiques fondamentaux comme la croissance du revenu, de l’emploi et de la population.»

L’agence s’attend à une diminution du nombre de mises en chantier de maisons individuelles en raison de plusieurs facteurs, notamment la disponibilité des lots, les prix des logements et la hausse des coûts d’emprunt.

Les mises en chantier de logements collectifs devaient également diminuer, en partie à cause du ralentissement anticipé de la croissance du groupe d’âge des 25 à 34 ans, qui représente une proportion importante des premiers acheteurs. Toutefois, une partie de la tendance à la baisse pourrait être contrebalancée par le vieillissement de la population, puisqu’un nombre plus élevé de personnes âgées pourraient envisager de se tourner vers des logements de plus petite taille.

L’agence s’attend à ce que la demande continue d’évoluer vers des options de logement relativement moins onéreuses, comme les copropriétés, par rapport aux maisons individuelles plus luxueuses.

La SCHL affirme qu’elle considère toujours les tensions commerciales comme un «risque» pour l’économie canadienne et le marché de l’habitation, malgré le récent accord commercial conclu entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

La hausse des taux hypothécaires devrait également affecter la demande de logements et le marché de la revente, a ajouté la SCHL.

Dans ses perspectives, l’agence prévoit que les prix des logements connaîtront une «légère hausse» après une certaine modération.

«Par contre, la plus faible croissance de l’emploi et du PIB, conjuguée à la remontée graduelle des taux hypothécaires, limiteront l’expansion de la demande de logements existants d’ici 2020», explique le rapport. «À mesure que la demande diminuera par rapport à l’offre, les conditions du marché devraient se détendre.»

La SCHL a également averti que les ménages canadiens demeuraient vulnérables en raison de leur lourd endettement.

«Si les taux d’intérêt ou les taux de chômage devaient augmenter plus que prévu, les ménages très endettés pourraient être obligés de limiter encore davantage leur consommation, ce qui exercerait des pressions à la baisse sur l’économie et le marché de l’habitation», a observé la SCHL.