24 Août

Autre baisse des ventes dans le marché résidentiel au Canada

Nouvelles hypothécaires

Posted by: Frederic Pichette

Publié le 15 août 2017 à 10h58 | Mis à jour le 15 août 2017 à 13h26

CRAIG WONG
La Presse Canadienne
Ottawa

Les ventes dans le marché résidentiel canadien ont affiché un quatrième recul mensuel consécutif en juillet, ce qui est essentiellement attribuable à la baisse de l’activité dans les deux marchés les plus dispendieux, soit Toronto et Vancouver.

La baisse des ventes de propriétés à dans ces deux villes a aussi contribué à faire fléchir, d’une année à l’autre, le prix de vente moyen d’une maison pour la première fois depuis février 2013.

«Tous les yeux demeurent rivés sur Toronto afin de voir comment la situation évoluera», a indiqué Robert Kavcic, économiste principal chez BMO Marchés des capitaux, dans une note.

Les ventes de propriétés dans la région de Toronto ont ralenti depuis que le gouvernement ontarien a décidé, en avril, d’introduire une douzaine de mesures, dont une taxe de 15 % pour les acheteurs étrangers, dans le but de freiner la flambée des prix.

L’an dernier, une taxe visant les acheteurs étrangers avait également été décrétée en Colombie-Britannique.

Par rapport à la même période l’an dernier, le nombre de maisons vendues dans la région du Grand Toronto a plongé de 40,7 % en juillet. Du côté de Vancouver, le recul a été de 8,8 %.

L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) a indiqué mardi que le nombre de maisons vendues par l’entremise des systèmes MLS ont reculé de 2,1 %, ce qui représente une quatrième baisse mensuelle consécutive.

La baisse enregistrée en juillet fait en sorte que les ventes résidentielles se trouvent actuellement à 15,3 % sous le record enregistré en mars au pays.

Entre-temps, le prix moyen d’une maison vendue le mois dernier s’est établi à 478 696 $, en baisse de 0,3 % comparativement à la même période en 2016, ce qui est essentiellement attribuable à une diminution de l’activité dans le Grand Toronto ainsi qu’à Vancouver.

En excluant ces deux marchés, le prix de vente moyen d’une maison à travers le pays a été de 381 297 $, en hausse par rapport à 365 033 $ à la même période il y a un an.

L’ACI affirme que les ventes en juillet ont chuté par rapport au mois précédent dans près des deux tiers des marchés locaux, notamment dans le Grand Toronto, à Calgary, à Halifax-Dartmouth et à Ottawa.

Son économiste en chef, Gregory Klump, a expliqué que juillet avait montré la plus faible baisse mensuelles des ventes résidentielles dans la région du Golden Horseshoe – qui comprend notamment le Grand Toronto – depuis les changements annoncés en avril par le gouvernement ontarien.

«Cette situation laisse croire que les ventes commencent à reprendre de la vigueur alors que se stabilise la confiance des consommateurs à l’égard du marché», a-t-il souligné, par voie de communiqué.

14 Août

L’activité de construction d’habitations a repris en juillet, dit la SCHL

Nouvelles hypothécaires

Posted by: Frederic Pichette

Publié le 09 août 2017 à 13h25 | Mis à jour le 09 août 2017 à 13h25

Le nombre de mises en chantier d’habitations, en données annualisées et désaisonnalisées, a avancé à 222 324 unités en juillet, alors qu’il était de 212 948 unités en juin.

La cadence annuelle des mises en chantier dans les centres urbains a grimpé de 5,5 % à 206 122 unités, alimentée par une hausse des mises en chantier de logements collectifs – généralement des immeubles d’appartements, des maisons en rangée et des copropriétés. En contrepartie, les mises en chantier de maisons isolées ont ralenti.

Les mises en chantier de logements collectifs dans les centres urbains ont grimpé de 10,4 % à 141 950 unités, tandis que celles de maisons isolées ont reculé de 3,9 % à 64 172 unités.

Le nombre de mises en chantier en milieu rural, en données désaisonnalisées et annualisées, s’est établi à 16 202 unités.

La moyenne mobile de six mois du nombre mensuel désaisonnalisé et annualisé de mises en chantier d’habitations a grimpé à 217 550 unités en juillet, comparativement à 215 175 unités en juin.

Par ailleurs, Statistique Canada a indiqué mercredi que la valeur des permis de bâtir délivrés en juin avait grimpé à 8,1 milliards, en hausse de 2,5 % par rapport à celle du mois de mai.

La valeur des permis de bâtir du secteur résidentiel a glissé de 0,9 % à 5,0 milliards en juin, tandis que celle des permis pour les structures non résidentielles a avancé de 8,8 % à 3,0 milliards, a précisé l’agence fédérale.

9 Août

Airbnb fait-il augmenter le prix des loyers de Montréal?

Nouvelles hypothécaires

Posted by: Frederic Pichette

Publié le 05 août 2017 à 09h37 | Mis à jour le 05 août 2017 à 09h37

Vincent Brousseau-Pouliot

Quel est l’endroit au pays où il y a le plus de « logements Airbnb » ? Le centre-ville de Montréal. Des trois plus grandes villes du pays, c’est dans la métropole québécoise que la présence d’Airbnb aurait le plus de répercussions sur le marché locatif et où les locateurs professionnels accapareraient la plus grande partie des revenus, selon une nouvelle étude de l’Université McGill. Portrait d’un phénomène qui pourrait coûter jusqu’à 138 $ de plus par an aux locataires montréalais.

PLUS D’« APPARTEMENTS AIRBNB » À MONTRÉAL QU’À TORONTO

Nombre d’appartements ou de maisons à Montréal loués uniquement sur Airbnb, selon l’étude de David Wachsmuth, professeur à l’École de développement urbain de l’Université McGill, qui a utilisé les données extraites de la firme Airdna. C’est davantage qu’à Toronto. Les « appartements Airbnb » sont concentrés principalement au centre-ville de Montréal (1467 appartements, 30 % des logements Airbnb à Montréal) et dans le Plateau Mont-Royal (1469 appartements, 30 %).

1 POUR 1 DANS LE PLATEAU

Dans le Plateau Mont-Royal, il y a autant d’appartements Airbnb que de logements réguliers non loués. En d’autres mots, les appartements Airbnb et les logements inoccupés représentent chacun 2,3 % des appartements locatifs du Plateau Mont-Royal. Au centre-ville de Montréal, les logements Airbnb représentent 3,3 % du marché locatif, alors que le taux d’inoccupation est de 4,6 %.

INFLUENCE ÉNORME

Selon le professeur David Wachsmuth, l’influence d’Airbnb est énorme sur le marché locatif au centre-ville de Montréal et dans le Plateau Mont-Royal. « Ces 5000 « logements Airbnb » ne sont pas utilisés pour être loués à long terme, ce qui augmente inévitablement le coût du loyer dans ces quartiers », dit-il.

« Environ 3 % des loyers, ça n’a pas l’air beaucoup, mais c’est énorme, car le prix des loyers se base beaucoup sur les loyers qui sont libres, soit environ 4 % des loyers à Montréal. »

– David Wachsmuth, professeur à l’École de développement urbain de l’Université McGill

138 $ PAR AN

De combien Airbnb gonfle-t-il les loyers à Montréal ? L’étude de l’Université McGill, qui sera publiée officiellement la semaine prochaine, ne répond pas précisément à cette question. Mais une étude américaine réalisée par des professeurs de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et de la University of Southern California (USC) publiée le mois dernier concluait que chaque hausse de 10 % des annonces d’Airbnb dans une ville se traduisait par une hausse de 0,39 % du prix des loyers (il s’agit de conclusions préliminaires, l’étude devant être évaluée par d’autres économistes). Depuis un an, le nombre d’annonces Airbnb à Montréal a augmenté de 39 %, ce qui voudrait dire une hausse de 2,3 % du prix des loyers. Sur un loyer moyen de 767 $ par mois, cela donne une estimation de 11,51 $ par mois, soit 138 $ par an. Airbnb conteste les deux études sur lesquelles s’appuient ces calculs.

LE TOP 10 % TRÈS ACTIF

Encore plus qu’à Toronto et Vancouver, les locateurs professionnels d’Airbnb sont très actifs à Montréal. Le top 1 % le plus actif y accapare 14 % des revenus (18 millions), le top 5 % y accapare 39 % des revenus (51 millions) et le top 10 %, environ 57 % des revenus (74 millions). De leur côté, 90 % des utilisateurs les moins actifs d’Airbnb – les locateurs occasionnels – n’accaparent que 43 % des revenus (57 millions). « Airbnb dit souvent que 80 % de ses utilisateurs sont des familles qui louent leur maison de temps en temps. C’est vrai, j’arrive aux mêmes chiffres, mais c’est trompeur », dit le professeur Wachsmuth.

« Tout le monde peut louer sa maison s’il part un week-end, mais le gros de l’argent sur Airbnb est fait par des locateurs professionnels. »

– David Wachsmuth

DES CONCLUSIONS « SANS FONDEMENT », DIT AIRBNB…

Airbnb conteste vivement les conclusions de l’étude de l’Université McGill, indiquant que « l’auteur a un historique de manipuler les données extraites pour dénaturer les hôtes d’Airbnb, la vaste majorité d’entre eux étant des familles canadiennes de classe moyenne qui partagent leur maison pour avoir un revenu additionnel afin de payer leurs factures ». « Il y a seulement un très petit pourcentage des locations [Airbnb] à Montréal qui est loué assez fréquemment pour faire davantage de revenus qu’un logement à long terme, ce qui mine les conclusions sans fondements de l’auteur sur le nombre d’unités de location à long terme retirées du marché », indique par courriel Lindsey Scully, porte-parole d’Airbnb au Canada. Selon l’entreprise, 77 % de ses clients montréalais louent seulement leur résidence principale.

… ET PAS « D’IMPACT SIGNIFICATIF »

Airbnb conteste aussi le fait que ses activités pourraient entraîner une hausse des loyers, contredisant ainsi les conclusions de l’étude américaine de l’UCLA et de la USC. « Airbnb rend le logement plus abordable – plusieurs familles dépendent d’Airbnb pour payer le loyer et rester dans leur maison. Et 95 % des économistes et des experts du logement consultés disent que le partage de maison n’a pas d’impact significatif sur les loyers », a indiqué par courriel la porte-parole Lindsey Scully.

Activités d’Airbnb Juin 2016-Mai 2017

Ville / Revenus de location / Hausse annuelle

Montréal / 131 millions / 23 %

Toronto / 162 millions / 94 %

Vancouver / 137 millions / 55 %

Source : étude de l’Université McGill s’appuyant sur les données de la firme Airdna

3 Août

Les ventes de maisons s’effondrent de 40% à Toronto

Nouvelles hypothécaires

Posted by: Frederic Pichette

Publié le 03 août 2017 à 07h29 | Mis à jour à 08h15

 

La Presse Canadienne
TORONTO

Les ventes de maisons se sont effondrées de 40,4 % en juilllet à Toronto, comparativement à juillet 2016, a annoncé jeudi l’agence immobilière de la ville.

Le plongeon a été alimenté par le déclin des ventes de maisons individuelles dans la Ville de Toronto et en banlieue.

L’agence immobilière ajoute que le prix des maisons torontoises était en hausse de 18 % sur un an, selon le service MLS, mais en déclin de 4,6 % depuis le mois de juin.

Le gouvernement de l’Ontario est intervenu plus tôt cette année pour freiner le marché immobilier.

Le prix des maisons est en recul depuis avril, quand la province a mis en place une dizaine de mesures – notamment une taxe de 15 % pour les étrangers qui achètent une propriété – pour refroidir le marché immobilier de la région métropolitaine de Toronto.

L’agence immobilière explique toutefois que les acheteurs étrangers sont minoritaires et que le déclin est davantage attribuable à des acheteurs potentiels qui ont choisi d’attendre pour étudier l’évolution de la situation.