19 Juil

Les ventes d’habitations ont dégringolé de 6,7% en juin

Nouvelles hypothécaires

Posted by: Frederic Pichette

Publié le 17 juillet 2017 à 09h57 | Mis à jour le 17 juillet 2017 à 13h52

Les transactions ont reculé de 6,7 % le mois dernier, par rapport au mois de mai. Ce troisième déclin mensuel consécutif survenait alors que les ventes dans la grande région de Toronto chutaient de 15,1 %.

« Les changements apportés à la politique ontarienne du logement à la fin du mois d’avril ont de toute évidence incité de nombreux acheteurs de maison du Grand Golden Horseshoe à faire une pause pour observer comment ces changements seront absorbés par le marché du logement », a estimé dans un communiqué l’économiste en chef de l’ACI, Gregory Klump.

« La hausse récente des taux d’intérêt pourrait ralentir davantage l’engouement des acheteurs, ou encore écarter des acheteurs potentiels avant l’expiration de leur taux hypothécaire préapprouvé. Par ailleurs, certains acheteurs d’une maison à un cran supérieur qui avaient initialement acheté une maison avant de vendre la leur peuvent être plus enclins à réduire le prix demandé plutôt que de se retrouver avec deux hypothèques. »

Un recul a été observé dans 70 % des marchés locaux évalués par l’ACI, incluant le Lower Mainland de la Colombie-Britannique, ainsi que Montréal et Québec.

Le gouvernement ontarien a mis en place certaines mesures, plus tôt cette année, pour ralentir le marché immobilier de Toronto. Parmi la dizaine de mesures instaurées se trouvait notamment une taxe de 15 % imposée aux acheteurs étrangers. Depuis, les ventes dans la région de la plus grande ville du pays ont ralenti.

Par ailleurs, les taux d’intérêt hypothécaires ont commencé à grimper ces derniers jours. Ces changements surviennent dans la foulée de la hausse du taux directeur de la Banque du Canada, opérée la semaine dernière, laquelle s’est traduite par une hausse des taux préférentiels des banques. Les taux des nouvelles hypothèques à taux fixes ont aussi commencé à grimper dans l’anticipation de la hausse de taux de la banque centrale.

Les ventes réelles à l’échelle du pays ont dégringolé de 11,4 % par rapport à la même période l’an dernier, a précisé l’ACI.

Le prix de vente moyen d’une maison à travers le Canada a pour sa part grimpé de 0,4 % par rapport à l’année dernière, s’élevant à 504 458 $. En excluant les deux marchés locaux les plus onéreux, soit ceux du Grand Toronto et du Grand Vancouver, le prix moyen s’est plutôt chiffré à 394 660 $.

L’indice des prix des propriétés MLS global et composé a grimpé de 15,8 % en juin par rapport au même mois l’an dernier, ce qui représente un ralentissement plus marqué des gains enregistrés d’une année à l’autre depuis avril.

 

2 Juil

Un institut de recherche soulève une progression anormale des prix des loyers

Nouvelles hypothécaires

Posted by: Frederic Pichette

Publié le 01 juillet 2017 à 14h17 | Mis à jour le 01 juillet 2017 à 23h09

La Presse Canadienne
MONTRÉAL

En cette période de déménagements, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) souligne que malgré un certain équilibre du marché locatif, les prix des loyers poursuivent une progression anormale.

Le chercheur Philippe Hurteau a constaté que les prix des loyers ne cessent de grimper, plusieurs années après l’atteinte du taux d’inoccupation de 3 %, qui est pourtant réputé un point d’équilibre.

Philippe Hurteau souligne que dans les années 1990, dans la même situation de surplus de logements, il était plus facile de négocier les coûts d’habitation.

Depuis que la pénurie de logements a tiré à sa fin, en 2012, les prix auraient dû à tout le moins se stabiliser, soutient M. Hurteau. Or, ils n’ont connu un recul que dans la région de Gatineau.

En entrevue avec La Presse canadienne, il a expliqué ce paradoxe par un manque de logements sociaux, une surabondance de condominiums, des retards dans les mises en chantier et peut-être même l’apparition de nouveaux services comme Airbnb, qui retirent des logements du marché.

De 2013 à 2016, le loyer moyen à Montréal est passé de 734 à 766 $ et à Québec, de 759 à 787 $ en dollars constants – un calcul qui élimine l’effet de l’inflation.

«Ce sont des augmentations qui ne sont pas énormes, reconnaît M. Hurteau. Mais elles s’ajoutent aux augmentations qui, elles, ont eu lieu pendant la crise de 2000 à 2012. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, une portion très inquiétante des locataires consacrent plus du tiers de leur revenu pour se loger.»

L’IRIS, un institut indépendant qui se décrit comme progressiste, présente comme solution une action plus ferme de l’État en matière de régulation des loyers.